Clap de fin : IKEA met fin à ces activités en 2026 car elles ne “répondent plus aux besoins logistiques” et aux attentes de l’entreprise
Ce centre de distribution clients, appelé “CDC” en interne, reste largement méconnu du grand public. Contrairement aux zones de retrait classiques, il s’agit d’une plateforme dédiée à la gestion des flux de marchandises, inaccessible aux clients. Son rôle était pourtant clé dans la promesse de livraison rapide, devenue essentielle dans le secteur de l’ameublement.
Selon les salariés mobilisés, le site était censé traiter environ 80.000 mètres cubes de marchandises par an. Un objectif loin d’être atteint, puisque seuls 30.000 mètres cubes y ont transité. Un écart significatif qui aurait pesé dans la balance au moment de trancher sur son avenir. La réaction ne s’est pas fait attendre. Le 19 janvier, les équipes ont décidé de débrayer, une première depuis l’ouverture du site. Une heure de grève le matin, une autre l’après-midi, pour exprimer leur incompréhension et leur colère face à une décision jugée précipitée.
Pour tenter d’amortir le choc, des solutions de reclassement ont été évoquées. Certains salariés pourraient être redirigés vers d’autres plateformes logistiques, notamment à Bayonne ou à Saint-Quentin-Fallavier. D’autres pourraient rejoindre le magasin de Roques-sur-Garonne. Mais ces alternatives ne convainquent pas tout le monde. Julien Bourden, porte-parole des employés, reste sceptique : “Les conditions sont beaucoup plus difficiles, les outils de travail sont plus vieillissants.”
Au-delà de l’impact humain, cette fermeture pourrait également avoir des conséquences concrètes pour les clients. Les délais de livraison, aujourd’hui relativement courts, pourraient s’allonger. Là où certains colis arrivaient en deux ou trois jours, il faudra désormais parfois patienter une semaine, voire davantage. Un changement qui pourrait peser sur la compétitivité de l’enseigne, dans un contexte où la rapidité est devenue un critère décisif. Ce choix stratégique s’inscrit dans une transformation plus large du modèle logistique d’IKEA, confronté à l’évolution des habitudes de consommation et à la montée en puissance du commerce en ligne.