L’histoire commence à la fin du printemps 1842, lorsque Margaret Eliza Duval, maîtresse de la grande maison de la plantation, se tenait à la fenêtre de son salon pour observer le coucher du soleil sur la rivière Savannah. Margaret, née des Henderson de Charleston, avait épousé Clarence Duval dans une union qui fusionna deux puissantes dynasties du sud et d’immenses possessions foncières. Leur mariage, cependant, fut marqué par un silence particulier. Alors que les domaines voisins bourdonnaient de rires et d’activité, Duval Manor était réputé pour son silence inquiétant — un calme annonçant la tempête à venir.
Clarence Duval, qui hérita du domaine d’un père notoirement cruel, gouverna avec un contrôle calculé plutôt que par violence. Pourtant, sous ce vernis d’ordre, la maison bouillonnait de tension. Margaret, selon tous les témoignages, était agitée et de plus en plus frustrée après quatre années sans enfant. Les lettres entre Margaret et sa sœur révèlent un désespoir croissant, et les consultations de Clarence avec les médecins de Savannah — soigneusement consignées dans les registres familiaux — laissaient entrevoir la pression croissante pour avoir un héritier.