AVANT DE MOURIR, MON PÈRE MURMURA FAIBLEMENT : « MÉFIE-TOI DE TA MÈRE… ELLE N’EST PAS… » MAIS À CET INSTANT PRÉCIS, MA MÈRE ENTRA DANS LA PIÈCE ET IL RENDIT SON DERNIER SOUFFLE. PENDANT UN AN, J’AI VÉCU DANS LA HAINE À CAUSE DE CETTE PHRASE INACHEVÉE, JUSQU’AU JOUR OÙ J’AI LU SA DERNIÈRE LETTRE… ET COMPRIS QUE CETTE PHRASE INACHEVÉE… ÉTAIT…

“Nous observent” ?

Ce mot… m’a donné la nausée.

“Ta mère a été impliquée, malgré elle, dans quelque chose qui nous dépasse. Elle ne t’en parlera pas. Elle a peur. Et elle a raison.”

Mes doigts se sont crispés sur le papier.

Tout à coup… tous ces moments me sont revenus.

Ses silences.

Ses regards perdus.

Ses mains qui tremblaient.

Ce n’était pas de la culpabilité.

C’était de la peur.

Et moi… je n’avais rien vu.

Je suis sorti de la chambre en courant.

— « Maman ! »

Ma voix s’est brisée dans le couloir.

Pas de réponse.

Le salon était vide.

La cuisine aussi.

Un mauvais pressentiment s’est installé dans ma poitrine.

Je suis monté à l’étage.

Sa porte était entrouverte.

— « Maman ? »

Toujours rien.

Puis j’ai vu.

Son téléphone.

Posé sur le lit.

Allumé.